LA RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE

Protection des chiroptères.

Les chauves-souris sont protégées par la loi du 17.04.1981, et font l'objet depuis lors de classement de sites privilégiés.

Par décision ministérielle du 29 janvier 1985, une superficie de 79 HA 13 A 37 CA (HAUT-BOIS et CASTELBERG) a été agréée sous la dénomination de RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE DE LONGEVILLE LES ST AVOLD. Il s’agit en fait de la première réserve pour chauves-souris créée par le Ministère de l’environnement.

La Réserve Naturelle Volontaire de Longeville lès St Avold est gérée par un comité de gestion. La composition du comité de gestion de la R.N.V. est fixée par l’arrêté préfectoral du 01.07.85 modifié et comprend :

- le Président : Le Maire de Longeville lès St Avold
- le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Boulay
- la D.I.R.E.N. de Lorraine
- le Président de la CPEPESC Lorraine

- deux Conseillers scientifiques ( Biotope, archéologie).

Le comité s’est adjoint :

- des représentants de la B.T. de Gendarmerie de Zimming
- des représentants de l’O.N.F.
- les conservateurs du site.

L'intérêt de la RNV porte donc sur les milieux souterrains puisqu'il s'agit en fait de protection de sites d'hivernage à chauves-souris.
 

La Réserve Naturelle Volontaire


La création de la réserve met en évidence les objectifs suivants :

- la protection d'espèces en voie de disparition
- la protection de leur habitat et de leurs zones de chasse.

La gestion sur le terrain est confiée à la CPEPESC (Commission Permanente d’étude et de protection des Eaux, du Sous-sol et des Cavernes) qui annuellement rend compte au comité de gestion des travaux effectués sur la Réserve.19 espèces de chauves souris sont présentes en Lorraine.

Sur 14 espèces de chauves-souris présentes dans les milieux souterrains de la réserve, 5 espèces indexées à l'annexe II de la directive Habitat sont observées régulièrement :

- grand Rhinolophe
- grand Murin
- Vespertilion à oreilles échancrées
- Vespertilion de Beschtein
- Barbastelle

La directive 92/43/CEE du Conseil du 21 Mai 1992, dite directive "Habitats" fixe des listes prioritaires de types d'unités écologiques (ou habitats) et d'espèces pour lesquelles les états désignent des sites de conservation.

Ce site présente un potentiel intéressant pour l'accueil des chiroptères en période d’hibernage, de transit et d’estivage.

Les espèces observées dans la mine du Haut-Bois sont présentes qualitativement et quantitativement à fréquences différentes.

Il est à noter que le site du Haut-Bois est le plus grand site d’hibernation pour l’espèce dénommée Grand Murin.
 

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Le Patrimoine     

La Réserve Naturelle Volontaire
Maison de repos et de convalescence : ancienne abbaye St-Martin des Glandières

  
  


Maison de Repos et de Convalescence :

Ancienne ABBAYE ST MARTIN DES GLANDIERES

Epoque Bénédictine

Fondation du monastère "St Martin des Glandières" par BODAGISTE Duc d’Aquitaine vers 587 .

En 1215 l’Abbé VULPERUS fonde un hôpital, la dîme collectée dans une dizaine de villages servira à l’entretien de l’hôpital.

Au XVIè siècle et jusqu’à la mi XVIIème, l’abbaye est pillée et l’église incendiée successivement par les troupes d’Albert de Brandebourg, par les Suédois, les troupes de TURENNE , enfin par les Luxembourgeois.

En 1685 , l’église et l’abbaye furent restaurées par Don Hilarion de Bar avec l’aide de Louis XIV.

La révolution a décrété la fermeture des monastères en 1791, les moines se sécularisent ou se retirent dans leur famille. Les bâtiments sont vidés, la bibliothèque transférée à Metz.
 

Vue du château


Propriété privée.

En 1792 l’abbaye est vendue à Charles Frédéric DURBACH de Cattenom pour 101000 livres. Il entreprend la destruction de l’église et vend les matériaux. Il crée à Longeville une distillerie de pommes de terre. Charles Frédéric DURBACH est élu à l’Assemblée Nationale en 1815, il meurt à Tarbes en 1827. Charles Félix DURBACH , directeur de la Cie des Chemins de fer de l’Est revend la propriété en 1894 à M. STEIN Claude boulanger à STIRING.

Epoque franciscaine.

En 1905 l’abbaye est revendue à l’Evêché de Metz. Les pères franciscains en obtiennent la charge.Un incendie ravage le deuxième étage et la toiture en 1937. La Maison sera reconstruite en 2 ans grâce à l’appui de la population de Longeville .

Pendant la seconde guerre mondiale, les statues et les autels de la chapelle furent démolis.

Après la Libération, les moines franciscains revinrent et commençèrent la restauration complète de la chapelle avec aménagement d’une belle crypte ou sont employé des matériaux provenant de l’ancienne abbaye : colonnes, meules de moulin, etc…
 

Vue de la chapelle


Maison de Repos

La concession d’un bail à l’association " Notre Dame de la Paix " en 1950, permit l’installation d’une Maison Familiale, puis en 1954, la Maison fut vendue à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de THIONVILLE qui transforma l’établissement pour fonder une Maison de Repos et de Convalescence agréée depuis 1986.
 

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